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Te Marara - A la découverte de la biologie du lagon de Hana Iti (du 5 juillet au 19 juillet 2009)

3 filles et 2 garçons âgés de 13 à 16 ans se lancent dans l’étude de la possibilité de réintroduire le Poisson Volant sur l’île de Huahine.


7-9 ans 10-12 ans 13-15 ans 16-18 ans
Lieu : Vacances Scientifiques
Domaines : Biodiversité, Conservation,


Ce qu’il faut savoir, c’est que jusqu’à il y a plus d’une dizaine d’année, le Marara (Poisson Volant, ou Exocet) venait chaque année pondre en masse sur les plages de Huahine à l’intérieur de son lagon. Après une pêche au filet avant qu’il ne puisse pondre, ce poisson à presque totalement disparu de l’île et ne vient plus pondre sur ses plages. Huahine était la seule île connue dans le monde où un tel phénomène avait lieu...

 Dimanche - 5 juillet 2009

Pier-Gustavo, arrivant de Belgique, et Julian, de France, sont arrivés ce Dimanche matin sur le Camp de Séjours Scientifiques du Pacifique Sud sur le terrain de Hana Iti, à Huahine. Laelia, arrivant de Papeete (Tahiti) et Temehani, vivant sur Huahine, sont ensuite arrivée le soir, de nuit.

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Après un bon repas local (bananes planteurs (fei), bananes, purée de manioc, viande aux légumes..., tout le monde est parti dormir sous les tentes garçons et filles.

 Lundi - 6 juillet 2009

 Contact

Activité Contact : Découverte 3D du terrain !

Dans le cadre d’un jeu de piste la petite équipe, animée par Maxence (Canada), Randle (Huahine) et Ilanda (Raiatea) ont pu découvrir le terrain de Hana Iti du haut jusqu’en bas, en passant par la forêt, ses chemins, sa plage et son lagon.

Une première sortie en tuba a permis de ramener plusieurs images aquatiques de la vie du lagon devant le Camp. L’objectif de la mission est d’arriver à se faire une idée la plus précise possible de la biodiversité de ce lieu.

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Repas de midi

Juste avant le repas de midi, un Requin de près de 3 m de long, peut-être moins de 2 m 50, est venu frôler la plage de Hana Iti. La présence de 2 ailerons dorsaux de taille quasiment identique peut nous permettre d’évoquer un Requin Citron, mais sans observation certifiée du reste de son anatomie, cela n’est encore que pronostic. Ce type de requin n’est pas agressif, mais peut attaquer s’il se sent en danger. Nous observerons donc la plus grande précaution dans les jours qui viennent, et ne nous baignerons pas à la nuit tombée.

Forums

Dans le cadre de plusieurs réunions nous avons pu déterminer le programme de la semaine à venir, dont la visite, demain mardi, que nous allons rendre à une ancienne de l’île qui a accepté de nous parler du Marara.

 Découverte

Identification des photographies

Côté poissons,, l’analyse des photos prises ont permis d’identifier à l’écran des Chaetodons, des Demoiselles, des Poissons papillons, des Poissons coffre, des Chirgurgiens, des Dragoniers, des Aiguillettes...

Nous avons aussi ramené des images de Bénitiers, Holoturies (Alias Concombre de Mer). Sans images, mais dont l’observation est certifiée, se trouve également dans la liste des Oursins (dont l’espèce reste à déterminer).

Retour dans le lagon

Au moment d’identifier les photographies, la question a été posée de savoir à quelle heure on trouve le plus de poissons dans le lagon devant Hana Iti. Randle, qui vit sur cet endroit depuis plus d’une quinzaine d’années, a répond qu’intuitivement il lui semble que c’est très clairement en milieu d’après-midi qu’il y a le plus de poissons. Nous avons donc décidé de repartir nager pour comparer ce que nous voyons avec la sortie tuba de ce matin. Conclusion, il semblerait qu’il y a effectivement plus de poissons à observer dans l’après-midi que le matin.

Cette information nous semble suffisamment importante pour l’intégrer parmi les critères à citer dans le cadre d’un rapport d’observation (p. ex. Transec).

Veillée : Repas à la Pleine Lune sur la plage

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Flambeau allumés, Riz et Pota/Viande, Gâteau à la banane, bonne ambiance et visites des crabes, que demander de plus ? Un feu pardi ! Il fallait allumer un feu pour que le spectacle vécu soit complet, ce qui fut fait.

 Mardi - 7 juillet 2009

 Approfondissement 1

Au niveau du protocole scientifique...

Ce matin, Maxence nous a parlé de cartographie, des Transecs, de leur intérêt et de la manière dont il faudra les réaliser. Nous avons pris la distance allant du bord de la plage jusqu’à la bouée délimitant le chenal. Nous avons également défini une série de bandes de 3 m par 25 m allant de la plage au chenal.

Il nous faudra encore aborder le matériel nécessaire, la manière de conserver les observations...

 Approfondissement 2

Un peu de bibliographie...

Nous sommes ensuite parti avec les voitures de Hanna et Thomas jusqu’à l’école primaire de Haapu où nous avons accès à Internet et à plusieurs ordinateurs. De là, nous avons démarré plusieurs recherches bibliograhiques, dont nous vous livrerons ici les liens et documents prochainement.

 Témoignage d’un Ancien de l’île

Ce mardi, nous sommes ensuite allés, en deuxième partie d’après-midi, rendre une visite chez un ancien d’environ 97 ans.
Il nous a accueillis et disposés autour d’une table pour aborder le sujet des Mararas (poissons volants) ; cette source nous a expliqué qu’avant la disparition des poissons volants, les mois de Mai ou de Septembre étaient les deux périodes où ces derniers venaient pondre sur les plages (l’un ou l’autre par année, plus souvent septembre). A son avis, ce lieu (plage) est choisi par les Mararas pour la sécurité des oeufs, mais aussi d’eux-mêmes, afin de pouvoir pondre sans pression (présence de Thon par exemple).
Le repère attribué à cette période est un arbre à coton portant le nom de Vavai en Tahitien, plus connu sous le nom de Kapokier (Ceiba Pentadra) qui annoncerait, par similarité de période saisonnale, dès la maturation de ses fruits (passage à l’état de coton), l’arrivée de ces poissons.
Avant les années 50, les Anciens avaient mis au point une interdiction de pêche, ou des pratiques respectueuses, afin de protéger certaines espèces, incluant les Mararas. L’ensemble de ces technique s’intitule le Rahui.
C’est vers cette période (fin des années 50, début des années 60) que cette ràgle a été oubliée et n’a plus été respectée par les pêcheurs qui ont installé des filets a l’entrée de la passe et sur le bord de la plage pour attraper un maximum de poissons, provoquant ainsi une surpêche.
Malheureusement, les Poissons volants, ayant ainsi été capturés avant d’avoir pu pondre, n’ont plus pu se reproduire. Les autres Mararas survivants ne pondent plus sur la plage mais comme tous les autres cas connus par la Communauté Scientifique, en déposent leurs oeufs sur des algues ou objets flottants dans le large, augmentant ainsi le risque de mortalité des jeunes Mararas.
Notre ami nous informa que cette disparition se fit progressivement sur quelques années, vers 1950. Cependant il y a là 2 contradictions. D’une part le fils de notre témoin, qui a connu cette période faste de ponte en masse, a moins de 50 ans, ce qui indique que la disparition, si elle a eu lieu entre ses 56 et 10 ans, a eu lieu entre 1968 et 1973 environ, et d’autre part un autre témoin que nous allons ré-interroger prochainement avait déjà déclaré à Thomas par le passé que les Mararas ont disparu en une seule et unique saison à cause de la pêche aux filets. Il est possible cependant que quelques poissons aient continué à venir pondre pendant quelques années...
Conséquences, les Mararas restent au large et s’exposent à un taux de risque plus élevé d’être mangés par un prédateur, entrainant la chute de pêche de ce poisson.
En plus de cela, l’île de Huahine perd un des symboles de sa culture, qui plus est logo officiel de la Mairie de l’île.
Laelia
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Ci-dessous, à gauche, Moevai, éducateur pacifique sud de l’association, qui a organisé la rencontre, et au centre le couple d’ancien qui nous a accueillis, grâce aux traduction de leur fils, tout à droite de la photo, en train de nous parler à ce moment là.

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Les 3 images suivantes vous montre le Kapokier qui annonçait, au moment de la maturation de ses fruits, l’arrivée des Mararas sur la plage pour pondre.

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L’image ci-dessous vous montre l’arbre à baleines, dont la floraison (actuellement) annonce l’arrivée des baleines.

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A la fin de tout cela nous avons pris congé de nos hôtes et nous sommes repartis au camp.

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 Mercredi - 8 juillet 2009

 Démarrage du Projet

Le Projet de Recherche démarre aujourd’hui. Avant de nous lancer dans quelque activité que se soit, nous commençons par mettre au point l’état de l’art, ainsi que le protocole de ce que nous voulons réaliser, et dans quel but.

Mercredi matin notre activité scientifique a consisté à mettre au point notre base méthodologique de départ. Julian nous en livre ici un résumé.

Protocole d’installation du transec et observation.
Qu’est ce qu’un transec ?
On appelle Transec toute installation permettant l’observation optimale d’un certain lieu, notamment dans un but biologique ; observation des formes de vie y habitant, des biotopes, du relief. Elle peut être autant réalisée sur terre que sous l’eau.
Le plus commun reste de tracer un carré ou un rectangle imaginaire en un certain lieu, souvent grâce à un certain point de fixation. On peut optimiser ce carré fictif grâce à l’installation de cordes, de points de repères etc.
Dans le cas de notre projet, le transec est réalisé sous l’eau, au sein d’un lagon peu profond. Le rectangle en question fait 25 mètres de long sur 3 mètres de large. Il peut couvrir de 0 à environ -4m de profondeur ; de ce fait il traverse plusieurs biotopes, dépendant de la profondeur et du courant. Les cordes sont tendues et flottent vers la surface ; elles sont divisées en sections (Longueur en lettres, largeur en numéros), permettant de localiser chaque observation en un carré, tel un échiquier (E6, B2...).
Les cordes sont soutenues aux extrémités du rectangle par des poids fait d’un carré de béton, et sont soutenues tous les 6 mètres (en longueur) par des poids, fait en pierre, pour les tenir droits et faciliter la localisation.
1 : installation du Transec
L’installation du Transec requiert une position optimale. Idéalement, elle se réalise en position perpendiculaire à la plage.
A l’aide du bateau, les poids de la structure peuvent être installés ; Dans le cas où la structure ne serait pas totalement droite, des poids plus petits peuvent être rajoutés (Dans le cas des 24 mètres de longueur d’un côté, un poids tous les 6 mètres suffit).
Loin d’être une tâche facile, installer un transec n’est pas de tout repos : les courants marins ne facilitent pas les choses ; et les barques et jet ski, courant dans la baie, le font encore moins !
Dans le cas de notre transec, nous n’avons commencés pour l’instant que par une seule corde, soutenue par deux poids ; par la suite, un vrai rectangle sera réalisé.
2 : Observation
Une fois le transec installé, on peut commencer l’observation autour (1,5 m de chaque côté) et sous la corde au début ; puis à l’intérieur du rectangle, une fois ce dernier installé.
Par apport à la profondeur, il existe plusieurs biotopes. En partant de la plage, jusqu’à 50cm, on trouve principalement des algues brunes (padines et autre), puis vertes (Haliocintia) ; accompagnées d’holothuries noires, et vers le soir, de cônes de plusieurs espèces. Après 50cm, on commence à découvrir des coraux, de petites « patates », de corail d’abord, d’acropores notamment, abritant de petits poissons utilisant ces mini refuges comme « nurseries » pour se protéger des prédateurs (Petits gobies, demoiselle à trois bandes...) ; plus loin, on commence à observer plus d’espèces, avec des patates plus grosses aux espèces plus diverses ; demoiselles, chirurgiens, chaetodons, centropyges, murènes, bénitiers... en avançant vers l’extérieur, la profondeur augmente et l’on observe de plus grandes formations, mais aussi plus d’espèces ; en s’aventurant vers cette zone, quelle a été notre surprise de rencontrer une acanthaster (Grande étoile de mer mangeuse de corail), et même un poisson lion (Beau poisson prédateur et aux épines venimeuses !).
Rien n’est pareil au sein du récif. Beaucoup d’espèces préfèrent vivre au sein d’une certaine zone, d’un certain agrégat corallien. Par exemple, je n’ai trouvé des holothurie rouges, que dans une zone du lagon ou l’on retrouvait un grand nombre de rochers un zone peu profonde. Ou encore, des bans de bébés poissons qui restaient autour de leur patate de corail. En sommes, certaines espèces pouvaient être très abondantes dans une partie du lagon pour une certaine raison géologique, et pas dans un autre.
Chaque rocher, chaque patate de corail à sa « personnalité », ses propres animaux « inféodés », fixés sur ce support. Et donc possèdent tous un certain intérêt ; observer l’évolution d’une patate de corail chaque jour peut être très instructif sur l’état de l’animal : reproduction, état de santé...
Chaque animal est noté, localisé, photographié et identifié par la suite. Par rapport à l’heure, certains animaux peuvent arriver : typiquement, la nuit, le plancton remonte, mais nous n’avons encore réalisés aucune plongée de nuit dans le lagon pour constater ce phénomène. Plus prosaïquement, les cônes sortent souvent vers le soir, et sachant comment ces animaux peuvent être dangereux, il convient de garder ces distances et toucher ces beaux mollusques... avec les yeux !
Exemple, : un Baliste picasso, observé sur F2, sera photographié nageant près de la petite patate de corail. On l’identifiera plus tard comme Rhinecanthus aculeatus.
3 : Conclusion
Grâce à ce(s) transec(s), que nous aurons réalisés, nous auront par la suite un aperçu détaillé des principaux composants faunique de cette partie du lagon, des biotopes, du courant, de la géographie, de la température etc, étude qui pourra être bénéfique à d’autres recherches scientifiques futures. Cet aperçu du lieu et de ces habitants marins pourront nous être très utile par la suite pour notre projet de réintroduction du marara à Huahine.
Julian

Voici une PETITE sélection des clichés qui ont été pris lundi, mardi et mercredi sous l’eau par la petite équipe !

ATTENTION, les dates sur les photos sont fausses, les appareils n’ont pas encore été réglé par nos explorateurs.

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Pierre vu de dessous...

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Julian prend de la hauteur...

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Débat : corail fraîchement mort (car sinon il serait blanc) ou juste temporairement rétracté ?

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Un petit coin tranquille à explorer de plus près...

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Arrivez-vous à repérer le poisson pierre ? Attention, ça pique dur !

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Mercredi après-midi en première séance de l’après-midi, nous avons tressé le nihau (branches de cocotiers) pour agrémenter le Camps.

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Pendant ce temps, Thomas et Randy sont allé mettre le bateau d’Objectif Sciences International à l’eau, et l’on amené devant la plage du Camp.

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Ce bateau nous servira pour apporter du matériel par la mer, pour évacuer du matériel également, ainsi que pour poser puis déplacer les bouées de nos transecs.

Mercredi en deuxième séance de l’après-midi, nous sommes partis en sortie tuba sur le lagon devant la plage. Il y avait une légère houle ce qui avait pour avantage de « faire sortir » des animaux que nous ne voyons pas par temps calme.

 Jeudi - 9 juillet 2009

Aujourd’hui, la Télévision RFO vient faire un reportage sur nos activité. Aussi, pour notre première séance d’activité du matin, nous avons commencé par ranger un peu le camp :-)

Ensuite, en deuxième partie de mâtinée, nous nous sommes penchés sérieusement sur les préparatifs matériels du transec (cordes, longueurs, bouées...).

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En première séance de l’après-midi, nous avons commencé par accueillir les journalistes sur nos activités scientifiques terrestres (réflexion, préparatifs...), puis nous les avons emmené sur le lagon pour couvrir la première installation (!) de notre transect test. Ce premier tronçon testé sur un lieu arbitraire permettra de faire une expérience pilote jusqu’au 19 juillet. A partir de cette expérience pilote un protocole complet, comprenant la disposition officielle de tous les segments à couvrir de la crique, pourra être publié et proposé/annoncé aux partenaires politiques/scientifiques/techniques interne et externe de l’association.

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Ensuite, en deuxième séance de l’après-midi nous sommes revenus avec les journalistes sur le sol pour dépouiller nos observations à l’ordinateur (photographies prises sous l’eau) et après quelques interviews supplémentaires en français et en tahitien, les reporters sont partis et nous avons profité d’un bon bain de loisir dans la mer !

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En soirée, nous sommes partis assister au Heiva, c’est à dire à la Fête, de Huahine. Ce soir là tous les villages de l’île se sont affrontés sur de la danse percussions. Ensuite de quoi l’un des villages (celui de Maeva) a proposé sa danse chorégraphie pour le concours de l’année.

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 Vendredi - 10 juillet 2009

Ce matin, on s’est préparé pour la randonnée. Thomas et Hanna nous y ont emmenés avec deux de nos animateurs Ilonda et Maxence à « Pohue Rahi » sur une des plus hautes montagnes de Huahine. Nous avons atteint le sommet de la montagne après 3h de marche, nous y avons fait une pause de 1h le temps de se reposer et de manger puis on est redescendu.

Actuellement nous sommes inscrits sur un séjour en biologie marine (RAHUI) mais prochainement d’autres séjours seront également proposés en biologie végétale terrestre (HUAHINENSIS) et cette balade laisse présager de formidables activités pour les participant-e-s qui viendront sur ce thème !

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Ci-dessous, de gauche à droite, Laelia, une ancienne participante de l’année dernière, 13 ans, Alana, 7 ans, Ilonda, éducatrice pacifique sud de l’association, Maxence, éducateurs québécois de l’association, Pierre, 13 ans, Temehani, 13 ans, et Julian, 16 ans. Il manque encore Randy, en repos ce jour là, que l’on peut voir sur d’autres images (par exemple en train de répondre aux journalistes de RFO).

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Ci-dessous, au fond à gauche on peut voir Thomas, Président de l’association, avec Tomana, son fils, âgé de 1 ans et 1 mois et 1 semaine.

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Pour revenir au Camp, nous avons continué la route afin de boucler le tour de la petite île. Nous en avons profité pour faire un rapide stop à l’un des belvédères.

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 Samedi - 11 juillet 2009

Samedi matin nous sommes allé cherché des régimes de bananes dans une plantation se situant en montagne.

Nous sommes retourné ensuite au camp pour pouvoir continuer les transecs.

 Dimanche - 12 juillet 2009

Voici venu le dimanche après une matinée a préparé le « ma’a maohi » c’est à dire le repas traditionnel ; midi dégustation quelle délisse !!!!!!

 Lundi - 13 juillet 2009

Lundi nous prenons la décision de fabriquer une cabane géante puis venu midi le temps d’un bon casse-croûte et c’est reparti pour une plongée tuba au Motu VAIOREA pour pouvoir comparer les espèces sous-marines avec ce que nous avons devant la page de Hana Iti.

 Mardi - 14 juillet 2009

Aujourd’hui le programme c’est Cabane, Bibliographie sur Internet, et Transec !

 Mercredi - 15 juillet 2009

Ce mercredi est comme les jours précédent, un jour de transecs. Le nombre de photos prises devient de plus en plus important, et on va commencer à devoir trier tout ça pour y voir plus clair.

Le cahier de laboratoire se rempli de cases, de noms en latin, de croquis... et on nos premiers résultats d’observation pointent le bout de leur nez.

Deux petites originalités ce jour :

1) une deuxième télévision est venue nous voir aujourd’hui sur l’eau. Il s’agit de la télévision TNTV. Dès que l’on passe à la télé on nous préviendra et nous iront nous regarder chez une voisine qui a la télévision ;-)

2) deux apiculteurs de l’île sont venus sur le camp sur notre demande après proposition de Thomas, afin de nous montrer toutes les ruches naturelles d’abeilles mélifères. C’est incroyable tout ce qu’il y a sous notre nez sans qu’on ne le voie forcément ! le Terrain de Hana Iti est très riche en essaims d’abeilles et c’est une chance à la fois pour ce terrain, pour un projet scientifique et écologique sur ce lieu, et pour les abeilles elles-mêmes. Car ce lieu (et cette île) peut remplir le rôle de sanctuaire d’abeilles face aux disparitions inquiétantes des abeilles sur les zones occidentalisées.

 Jeudi - 16 juillet 2009

Aujourd’hui nous avons encore mené de nouvelles Recherches Bibliographiques.

Le Service de la Pêche ayant répondu à Thomas, nous avons maintenant de nouvelles informations concernant le poisson volant qui nous intéresse.

Avant de repartir continuer nos transecs, nous en avons profité pour commencer à réfléchir un peu plus activement sur ce que nous allons proposer comme exposition Samedi, en discutant en particulier du contenu des posters scientifiques que nous allons montrer à notre public.

 Vendredi - 17 juillet 2009

Ce matin, Abinadi, l’apiculteur qui était déjà venu nous voir l’autre jour, est revenu. Habillé d’un simple tee-shirt il a déposé une partie d’une ruche sauvage dans une ruche humaine. Il a reçus une quarantaine de piqûres sans férir. Bravo ! Nous, nous nous sommes tenus bien à distance !

Objectif : laisser maintenant les abeilles rejoindre tranquillement la nouvelle ruche et les y sédentariser.

 Fin du Projet

Ce vendredi après-midi nous avons mis la touche finale aux derniers transecs et à nos mesures. Profil du sol (profondeur et composition), animaux observés... tout y passe. Car demain, c’est la retransmission, et il nous faut encore nous pencher sur la forme qu’aurons nos posters et nos présentations publiques.

Ce à quoi nous nous attelons immédiatement : nous nous répartissons les tâches et nous lançons dans la rédaction de nos brouillons sur papier A4.


ATTENTION, information de taille : à force de discuter avec les gens, nous avons réussi à obtenir une autre information importante concernant le lagon de Hana Iti. Sa plage, de sable, existait, mais absolument pas d’une telle largeur. En fait, au départ, elle faisait entre 1 et 2 mètres de large entre la terre et le début de l’eau. Pour la création de l’hôtel de Hana Iti il y a une quarantaine d’années, une masse énorme de sable a été pompée sur le motu en face et a été déposée ici afin de créer une plage de 6 mètres de largeur. Nous comprenons soudain pourquoi cette portion du lagon est à ce point sableuse et pourquoi on a pied aussi loin, contre toute logique ! En quelques années la plage s’est affaissée pour retrouver sa forme initale (elle fait de nouveau 2 à 3 mètre de large, pas plus) et le sable s’est retrouvé étendu sous l’eau. On se retrouve ainsi avec pas plus de sable sur la plage et une crique étouffée par un banc de sable qui n’a rien à faire là. Nous espérons que les courants continueront à remettre tout cela à son format d’origine !

 Samedi - 18 juillet

 Préparation de la Retransmission

Ce samedi matin est placé sous le signe de la retransmission. Thomas est venu relire nos brouillons, qu’il trouve parfaits. Aussi, nous pouvons passer à leur rédaction grandeur nature, sur les posters.

 Repas de midi - Maa Tahiti !

Bien que ce jour nous n’ayons pas beaucoup de temps pour autre chose que la préparation de nos présentations, nous avons tout de même pu bénéficier d’un Maa Tahiti réalisé au véritable feu tahitien, conçus par Mumu et ses accolytes. C’est beau à voir, bon à sentir et succulent à déguster. Images :

Pour l’occasion, Randy et Ilonda sont allés chercher des Bénitiers. Le Rahui local autorise les pêches pour les coquillages plus gros que 12 cm, afin qu’ils aient eu le temps, à coup sûr, de se reproduire.

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Après cuisson sous couvert, on ouvre le feu tahitien et on découvre ce qu’il recèle de si bon, hummmm

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On sort délicatement le Poe Poe cuit à la fumée (yahhhhhhaaaaaaa que c’est bon !) et on le découpe en morceaux avant de l’enduire de coco.

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Pendant ce temps on épluche les Fei (bananes planteurs tahitiennes)

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Et Tomana en profite pour bien mémoriser toutes les étapes de la préparation et de l’ouverture du feu tahitien ! Attention, ne pas oublier les roches volcaniques, sinon ça ne fonctionne pas.

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De leur côté, les bénitiers s’offrent crus à nos papilles.

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Toout comme le reste !

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Ci-dessous, poisson cru de Barracuda pêché il y a 4 heures de cela.

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Sans oublier notre fameux jus de fruit officiel ! :-)

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 Retransmission

Et voilà, le public arrive et il est temps pour nous de passer à la présentation de nos activités.

Après une brève présentation de qui nous sommes et de pourquoi nous sommes là, nous commençons les présentations à tour de rôle.

C’est d’abord Laelia qui nous présente le protocole de nos transects, le matériel utilisé, et une planche de résultats :

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C’est ensuite Julian qui nous présente une très longue liste énumérant la biodiversité du lieu, enb noms commun et latin, mais aussi avec les précisions contextuelles qu’il se doit bien évidemment.

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Pier nous présente alors ce qu’est le Rahui moderne et ce qu’il était du temps pré-occidental des îles de Tahiti.

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C’est l’occasion de rappeler que pêcher une langouste ou tout autre animal d’une taille inférieure à celle indiquée sur le dépliant du RAHUI revient à la même chose que de pêcher les Mararas avant qu’ils n’aient pu pondre. Image qui touche sur Huahine...

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Enfin, Temehani nous présente un peu plus en détail Le Marara, poisson volant des îles de Tahiti.

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C’est alors que se termine notre présentation par un visionnement de nos photos prises sous l’eau et par un échange accompagné d’un verre de jus de fruit.

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Et c’est là qu’un petit miracle se produit. Peter OWEN, propriétaire de la ferme perlière de l’île, et actuel promoteur du nouvel hôtel écologique et archéologique du Bali Hai, qui se dressera à ola place d’un ancien hôtel qui a été fermé, sur LA plage où venait pondre les Mararas avant toute autre (puisqu’elle se situe juste devant la passe sacrée par laquelle ils entraient), est venu assisté à la présentation, invité par Thomas. C’est alors qu’une discussion s’engage sur le thème du choix de la meilleure plage sur laquelle réintroduire le poisson volant. Bien sûr celle du Bali Hai serait la meilleure mais elle est occupée par des touristes dit Pier. Et bien pose la question à Peter lui rétorque Thomas. Résultat des courses, Peter se dit enthousiasmé par le projet et est près à mettre à disposition une partie de la plage du Bali Hai pour recevoir les premiers oeufs de poissons volants à partir du moment où le projet de réintroduction démarrera. Mais comme en plus il semblerait d’après de nouveaux témoignages que certains poissons volants seraient revenus pondre très récemment sur la plage, ce lieu devient de toute façon à faire protéger même s’il n’y a pas encore de réintroduction activée par l’homme ! C’est sur cette belle note de concrétisation que se termine donc cette journée et notre séjour.

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 Photo de groupe

Avant qu’il ne fasse nuit nous réalisons quelques photos de groupe grâce à l’aide de Hanna, la maman de Tomana, qui nous prend en photo. Ci-dessous l’une de nos meilleures images, l’autre se situant tout en haut de cet article.

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C’est aussi l’occasion de jeter Pier à l’eau en échange de ses services (ça lui apprendra à embêter les animateurs)...

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... ce qui ne manque pas de réjouir toute l’assemblée et Ilonda.

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 Les posters de la présentation

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 Dimanche - 19 juillet 2009

Ce matin, c’est le retour à la maison de Laelia, que Thomas amène à l’aéroport.

Alana, 7 ans, reste pour les 2 prochaines semaines, et sera accompagnée de 3 autres enfants âgés de 7 à 12 ans. Leur histoire est accessilble sur ce lien.

Julian, Pier et Temehani restent également 2 semaines de plus, et ils seront en tout 7 adolescents à s’intéresse au Marara. Vous pouvez suivre leurs nouvelles aventures sur ce lien.

 Conclusions


Après nous être intéressé à ce qu’était, est et pourrait devenir le RAHUI, nous nous sommes intéressé à l’état du lagon devant la plage de Hana Iti en prévision d’une éventuelle réintroduction du Marara.
L’état du lagon, devant Hana Iti, n’est de loin pas des meilleurs. Au sol nous trouvons beaucoup de coraux morts et cassés, recouverts de poussières et de sable. Pourtant, la biodiversité présente fait tout de même plaisir à voir, car elle continue à nous en mettre plein les yeux. Il reste cependant à en savoir plus sur les liens présents entre tous les animaux, algues et végétaux de ce biotope dans le but de « jardiner » cette portion du lagon, c’est à dire l’exploiter tout en augmentant sa biodiversité.
La meilleure plage pour accueillir le Marara et sa réintroduction reste bel et bien le Bali Hai, avant tout parce qu’elle est juste en face de l’Océan tout en étant au calme puisque dans le lagon. L’actuel gérant de cette plage a reconfirmé sa forte motivation à y créer avec nous une petite réserve privée localisée dans le temps (une fois par an) et dans l’espace (une petite portion fortement protégée, le reste sous veille attentive, etc.
Le Service de la Pêche de la Polynésie Française que nous avons contacté a pu nous faire parvenir d’autres informations et leur accueil pour notre projet est très motivant pour toute l’équipe.
Merci à toutes et à tous pour votre soutien !


Ilonda AHARA, Julian ARANGUREN, Laelia BRUGIROUX, Maxence LEVERGOS, Pier-Gustavo AGHEMIO, Randle TEMAIANA, Temehani HAAUTI, Thomas EGLI,
date de publication : 8 juillet 2009,
date de dernière mise à jour : 23 juillet 2009


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